Affichage des articles dont le libellé est pushkar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pushkar. Afficher tous les articles

dimanche 5 août 2012

5 août: il faut sauver le soldat Rajès


Ce matin nous chaussons les chaussures tout-terrains.
Nous avons décidé d'aller jeter un coup d'oeil aux deux temples qui dominent la ville chacun sur sa colline.
Nous attaquons à 9h30 par le plus facile, le temple Gayatri. Il est dédié à la déesse Gayatri, la seconde épouse de Brahma.
L'heure est encore fraîche, ou en tout cas pas encore trop chaude. A mi-chemin nous réalisons que nous n'avons pas pris d'eau. Oh les boulets ! Mais bon, l'ascension se révèle assez courte, 20 minutes à peine. La vue sur Pushkar et son lac est plutôt sympa. Le temple microscopique, n'a quand à lui, rien d'exceptionnel.

Nous redescendons en ville, sans vraiment savoir si nous allons aller visiter l'autre temple qui semble plus loin et plus haut, à l'autre bout de la ville.
Le soleil a entre temps fait sont apparition, et il cogne plutôt fort.

Cette fois-ci, équipés d'eau et de quelques poires achetées en chemin, nous nous rendons au pieds de la colline. Pas très motivés, nous décidons que nous aviserons après les premières marches.
Sauf qu'une dame qui donne des offrandes au touristes qui passent, nous demande de jouer les livreurs en apportant sa gamelle à son fils qui bosse dans le temple tout en haut.
Damned ! Nous ne pouvons plus reculer.
Cette colline, tient toutes les promesses du guide : il faut pas loin d'une heure pour arriver au sommet. Nous suons à grandes eaux, mais nous avons une mission : nourrir Rajès.
Nous ne sommes certainement pas les plus rapides des livreurs, mais accomplissons notre devoir malgré la chaleur et la soif.

Le temple ici est un peu plus important. Il est dédié à Saraswati, la première épouse de Brahma, qui serait venue « bouder » ici, lorsque celui-ci a rencontré Gayatri (c'est le gars du temple d'hier qui nous l'a expliqué). Des bandes de singes Langurs vivent autour du temple et guettent ce qu'ils peuvent chaparder.
Nous restons un moment à l'ombre du temple à profiter de la magnifique vue. Un monsieur engage rapidement la conversation. Problème, nous ne parlons pas Hindi, et lui parle très peu anglais. Mais nous arrivons à comprendre qu'il est fermier dans la région, et qu'il possède quelques dromadaires. Évidemment, nous ne nous séparerons pas sans la traditionnelle photo de groupe avec le téléphone mobile. Les traditions, c'est les traditions.

Sur la descente, nous faisons une pause pour manger nos poires, et sommes vite repérés par les singes. Nous voler nos poires ? Et puis quoi encore ? Philippe les éloigne en les menaçant avec des pierres. Non, mais !
Après toutes ces émotions, nous déjeunons dans un resto tendance bio (Honey&Spice).
Mouais, manger sain ça ne nous vaut rien.

Demain, nous quittons Pushkar pour Jaipur.
Nous avons bien aimé Pushkar, c'était une étape assez calme (peu de circulation), il paraît que ce n'est pas le cas de Jaipur. Info ou intox ? Nous allons vérifier ça directement sur le terrain.


A demain.

samedi 4 août 2012

4 août: 52 Ghat chrono


Fini la glandouille, à nous la vadrouille.
Après une bonne nuit réparatrice, nous sommes en pleine forme. Le lit est confortable, et la climatisation est vraiment silencieuse (une rareté), c'est ce qu'il nous fallait.
Pushkar est une petite ville de pèlerinage construite autour de son lac sacré et nichée au milieu de collines rocailleuses. Le lac serait issu d'un pétale tombé de la main de Brahma, le créateur.

Aujourd'hui il fait un temps magnifique, et la température tout en étant bien plus élevée qu'à Udaipur, reste tout à fait supportable. Sur le chemin du lac, nous nous arrêtons brièvement au temple Rangji, car le saint des saints n'est pas accessible aux non hindous.

Nous nous rendons ensuite vers l'un des 52 ghats qui bordent le petit lac. Ici, il faut un peu se méfier, car de faux et/ou vrais prêtres essaient de vous fourguer une prière (puja), ou le passeport de Pushkar (un bracelet), ou encore une poignée de fleurs, contre des roupies. Bien entendu, seuls les étrangers sont sollicités.
Nous refusons gentiment deux ou trois poignées de fleurs, et envoyons balader un peu moins gentiment le casse-pieds qui insiste pour le passeport.

Nous nous écartons un peu de l'effervescence, et nous asseyons sur des marches un peu à l'écart et observons les baignades rituelles. Quoique, certains jeunes ont plus l'air d'être à la piscine qu'à la messe.
De nombreux singes à face noire (des langurs) trainent sur les ghats, car les gens achètent des graines pour les nourrir eux et les nombreux pigeons.
Nous observons hilares, le spectacle d'un père de famille qui tente de les nourrir sans paniquer.
Au bout de quelques instants, la glace étant rompue, nous bavardons avec lui et toute sa famille. Ils sont ici en voyage familial avec oncles, tantes, frères, sœurs, enfants, etc... Bref, tout le monde.
Bien entendu, ils nous demandent rapidement s'ils peuvent se prendre en photo avec nous, et là, c'est le défilé. C'est ça d'être une star alors ? C'est plutôt sympa.
En tout cas, toute la famille est très sympathique, mais ils doivent rejoindre leur car. Avant de partir ils nous donnent une carte de visite avec leur facebook en insistant pour qu'on les ajoute à nos contacts.
Nous restons seuls deux bonnes minutes avant que deux jeunes, qui ne traînaient pas très loin, nous abordent à leur tour pour discuter. Ils viennent ici régulièrement entre copains pour se baigner. L'un est prof d'histoire, l'autre étudiant. Nous discutons et blaguons un long moment. Nous finissons par échanger nos mails.
Ça fait quand même deux heures que nous glandons sur le ghat, il est temps de se bouger un peu. Nous faisons le tour du lac, mais comme le soleil est à son zénith, il n'y a plus grand monde.
Ça doit être l'heure de manger.

Nous prenons un repas bien mérité au « Out of the blue » après cette matinée bien remplie. Nous testons leurs Momos, ils ne sont pas mauvais mais ne valent pas ceux mangés à Jaisalmer. Comme d'habitude le repas n'est pas rapide mais la vue sur le lac est agréable.

Repus, direction le temple de Brahma. Il n'est pas accessible de 13h à 15h, et il est 14h30. Nous errons dans les rues et revenons donc un peu plus tard. Il n'est pas possible d'y accéder avec des appareils photo. Il faut donc les laisser dans un consigne payante (20Rs).
C'est un des rares temples d'Inde dédié à ce dieu pourtant créateur de l'univers. A l'intérieur du temple des étudiants joue bénévolement les guides pour les étrangers. Les explications sont vraiment intéressantes et enrichissent la visite. Pour accéder aux diverses chapelles, il faut un peu jouer des coudes avec les très nombreux fidèles.
Nous apprécions vraiment notre journée. 
Vu ce qu'écrivent les guides, nous nous attendions à subir ici une grosse pression et à voir énormément de touristes. Mais franchement, nous ne trouvons vraiment pas que les sollicitations soient nombreuses et insistantes. Des touristes, il y en a effectivement un peu, mais bien moins qu'à Udaipur, et surtout nous sommes noyés au milieu de la grande majorité de pèlerins indiens. Et ça, c'est plutôt chouette.

Bon, tout cette spiritualité ça creuse, il nous faut des lassis !

vendredi 3 août 2012

3 août: La clim c'est bien, en abuser ça craint


Réveil à 4h50.
Beaucoup, beaucoup, mais alors beaucoup trop tôt pour des vacances.

Nous avalons 3 biscuits, et nous voici dans la rue et dans la nuit à marchander avec un auto-rickshaw pour aller à la gare. Nous avons un train à prendre à 6h15.
Nous arrivons à la gare largement en avance et achetons quelques bricoles pour le petit-déjeuner.
Ça reste tout de même beaucoup, beaucoup, beaucoup plus léger que le muesli avec curd (yaourt) et fruits, le thé, les toasts et les crêpes à la banane habituels.

Le trajet dure 5h30, dans une voiture en AC Chair class (570Rs/pers) avec la climatisation bien trop froide directement sur la nuque. Ça ne loupe pas, nous choppons un bon gros mal de tête.
Le paysage change très rapidement et devient plat et assez aride. Sur la fin du trajet de petites collines rocheuses font leur apparition.

Nous arrivons à Ajmer en petite forme. Dehors, le soleil brille et il fait nettement plus chaud qu'à Udaipur (34 à l'ombre).
Sabrina étant franchement K-O, nous laissons tomber le plan A pour rejoindre Pushkar : se battre avec un rickshaw pour payer 20Rs au lieu des 80 qu'ils veulent nous soutirer ; aller à la gare routière ; monter dans le bus bondé mais pas cher ; à l'arrivée marcher des plombes jusqu'à l'hôtel.
Ce sera donc le plan B : céder aux sollicitations d'un taxi, qui nous arnaque très certainement, mais au moins, en 25 minutes nous sommes arrivés.
Attention, à l'entrée de Pushkar, les véhicules doivent s'acquitter de 20Rs, ceux-ci doivent être inclus dans le prix du taxi. Nous ne le savions pas.

Nous n'avons rien réservé, mais nous tentons la Milkman Guesthouse qui semble pas mal d'après les guides de voyage. Effectivement, nous choisissons une chambre simple mais plutôt correcte et propre pour 700Rs avec climatisation (le train ne nous a pas suffit), 500Rs sans clim.
Le wifi est gratuit, et il fonctionne vraiment bien. Nous allons pouvoir poster les compte-rendus en attente de ces derniers jours.

Un petit jardin avec pelouse, où gambadent des écureuils, a été aménagé sur la terrasse du dernier étage.
Nous y passons un moment avec nos délicieux lassis. 

Ce sera bien assez pour aujourd'hui.