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jeudi 5 août 2010

4 août, Ride Baby ride...

Lance Armstrong? Une fillette!! On le prend quand il veut. Nous avons passé la journée à pédaler (sur un vélo, pas un pédalo), vraiment crevant. Mais reprenons d'abord où nous en étions resté hier.
Hier soir, après avoir pris un jus de fruits frais (Papaye et Lime), et diné, nous nous sommes couchés avec les poules: 20h. Nous nous sommes levés ce matin à 8h, avec des yeux aussi cernés que des ratons laveurs. Illico presto nous sautons sur nos vélos pour aller prendre le petit-déjeuner en ville.

Nous testons le petit-déjeuner sri lankais, et avec les doigts s'il vous plait. Très bon et très copieux, toujours épicé, mais bien moins qu'hier. En gros on a de petites galettes de cheveux d'anges qui servent à attraper le reste des aliments (viande, poisson, légumes). Et pour faire glisser tout ça, nous prenons un thé sri lankais avec lait et beaucoup de sucre. Très bon également. Ça nous coûte la modique somme de 340 Rs, la ruine.
Après ce copieux repas, nous avons démarré la visite d'Anaradhapura à vélo. Nous nous sommes d'abord procuré le ticket pour l'ensemble du triangle culturel ( 5750 Rs), qui nous donne accès aux diverse ruines de la ville, mais également aux sites de nos prochaines étapes. Personne ne nous l'a demandé de la journée!
La ville ancienne est clairsemée de ruines de temples et de dagobas gigantesques toujours au milieu de la verdure. Pour visiter chacune de ces attractions, il faut bien sûr se couvrir les épaules et se déchausser (parfois encore bien loin du but, ouille!).

Outre les visites de ces sites, la seule balade en vélo vaut déjà la peine. On croise sans cesse des animaux, vaches (banal certes), chiens (oui, banal encore), écureuils à profusion (moins commun déjà), furets (ha oui), oiseaux multicolores tels que des perruches vertes (ça sort déjà de l'ordinaire), aigles, mais surtout, on voit plus de singes ici que de chats errants en France.

Nous sommes tellement absorbés par nos contemplations que nous en oublions nos estomacs. Nous déjeunons tardivement et frugalement d'une pastèque juteuse et sucrée, et plus tard de hoppers (petites crêpes avec de la purée de piments).

Nos premières impressions du pays sont très positives. Les gens sont très souriants, et on nous aborde à plusieurs reprises simplement pour savoir de quel pays nous venons (« France...Zidane! »). Et ceci sans chercher à nous vendre quoi que ce soit la majorité du temps. Pendant nos visites nous croisons plusieurs groupes scolaires, et les enfants viennent à chaque fois nous voir pour tester leur anglais, « What's your name? What is your country? ». Sabrina en particulier est le centre de leur attention, forcément, les cheveux clairs c'est pas courant ici.
A un groupe ravi (une bonne trentaine), nous apprenons à dire « au revoir » en français. Nous les croisons à nouveau plusieurs fois, et à chaque fois on a droit à « Sabrina! Sabrina! » ou quelque chose de ressemblant.
En fin d'après-midi, épuisés et affamés nous passons chez le boulanger acheter des petits-pains fourrés aux légumes, des crêpes natures et fourrées, qui accompagnés de fruits constitueront notre diner. Qui a dit que dîner à 18h30 c'est juste bon pour les anglais? Et puis de toute façon le soleil se couche à cette heure là!
Ce soir encore, nous ne ferons pas de vieux os, car demain nous faisons un saut à Mihintale ( à 16km), et surtout nous avons plein les pattes.
Lance Armstrong? Un rigolo!

3 août, good morning Ceylan !


Nous atterrissons à Colombo vers 3h40 du matin. La plupart des voyageurs font ensuite route vers Negombo, une petite station balnéaire près de l'aéroport, histoire d'encaisser la fatigue du voyage.
Ce n'est pas comme ça qu'on fera !!!

Après avoir récupéré nos bagages nous faisons tout de suite un peu de change. Plusieurs bureaux attendent les voyageurs après avoir récupéré leurs bagages. Ils pratiquent tous les mêmes taux, donc pas la peine de se casser la tête. En revanche, nous n'avons pas vu de distributeur de billets.
Dans la foulée, nous nous dégottons un taxi qui va nous emmener à la gare de Colombo à 40 km de là (2200 Rs, soit environ 15€). Notre objectif est d'acheter nos tickets pour le train d'Anuradhapura à 10h45. Finalement nous arrivons devant le guichet à 5h30, ce qui nous permet d'attraper celui de 5h45 (600Rs en première classe). Nous voilà partis pour notre première étape, sans avoir pris de petit-déjeuner et sans nous être encore reposés. Heureusement, un vendeur ambulant dans le train, nous permet de nous fournir en eau et en petit feuilleté aux légumes (bien épicé, ça va de soi).
Au bout de 5 heures nous arrivons à Anuradhapura, biens secoués, la ligne ferroviaire est plutôt vétuste. Nous avons tout de même pu somnoler un peu, ça ne fait pas de mal.
Arrivés à la gare, nous sautons dans un taxi (ce n'est pas ce qui manque), et filons au Milano Rest House. Ils n'avaient pas tenus compte du mail envoyé il y a deux jours, mais pas de problème, il leur reste de la place. Nous négocions une chambre double climatisée pour 2750 Rs sans petit-déjeuner. A noter que les prix annoncés par le Lonely Planet (édition 2010) sont déjà largement périmés.
Haaaaa, ça va nous faire du bien de se poser un peu. Ca va pas, non !!!!???!!! Une douche, et on se loue deux vélos (150 Rs la demi-journée chacun), et c'est parti ! Il fait 30°C, très humide, nous sommes biens sonnés (plus de 24h sans dormir), et en plus on roule à gauche ici. Va falloir être bien concentrés sur les guidons. Nous déjeunons dans un petit restaurant plein de sri lankais. Pas mauvais, mais très épicé, bonjour l'ulcère! Même après la Thaïlande, ça reste une épreuve. Ça pique légèrement moins fort que la cuisine thaï, pas contre ça attaque plus fort l'estomac. Nous nous baladons ensuite sur le site d'un vieux temple bouddhiste. Il faut se déchausser pour visiter le temple, mais aussi son enceinte. Nous sommes donc pieds nus sur le sable brulant avec nos voutes plantaires d'européens douillets. Pas forcément confortable, mais sympa.

Au bout d'un moment, la fatigue nous rattrape tout de même et nous décidons de rentrer à l'hôtel. Sur le chemin nous achetons quelques fruits: ramboutans et petites bananes. A l'heure où nous écrivons, allongés sur le lit, nous attendons le moment de dîner pour enfin dormir. Pas question de s'assoupir avant si on veut se caler rapidement sur l'heure locale. On se surveille mutuellement, à coup de tapes sur le bras pour se réveiller. Demain on sera sur le bon fuseau c'est sûr , mais avec des bleus aux bras.