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mercredi 8 juin 2011

8 juin, Retour en enfance

Aujourd'hui nous laissons nos cerveaux à l'hôtel. De toute façon, ils ne vont pas nous servir.

La matinée est maussade avec un petit crachin. Mais ce n'est pas grave, nous n'avions pas l'intention de traîner dehors. Ce matin nous allons au musée Ghibli. Les billets achetés il y deux semaines nous brûlent les doigts. Le musée Ghibli, enfin ! Pour y accéder nous prenons le train de Shinjuku à Mitaka (20 minutes, 210 Yens), puis 10 minutes de marche (rapide, très rapide). Et nous voici devant l'entrée. Les billets de réservation sont échangés contre les tickets d'entrée : d'authentiques morceaux de pellicule, « Le château dans le ciel » pour moi, et « Mononoke Hime » pour Sabrina. Trooop cooooool.

A l'intérieur du musée, pas de photos, dommage. Trrrroooop pas coooool. Nous assistons à la projection d'un court-métrage, puis déambulons dans les diverse pièces d'exposition, remplies de croquis, maquettes et effets spéciaux divers (illustrant le fonctionnement de l'animation). Les enfant jouent dans un chat-bus géant en peluche. Et nous ??? Pas cooool. Sur le toit un des robots du « Château dans le ciel » permet de faire une photo souvenir. En redescendant, nous découvrons une pièce avec un chat-bus pour les grands. Trooooop coooool. Nous y retournons une deuxième fois. Encore plus cool.

Nous rentrons ensuite sur Shinjuku, où nous déjeunons de copieuses portions de ramens et gyozas, avant de prendre le métro pour Harajuku. C'est un quartier orienté mode, ou trainent plein de fashion-victims.

Pour rester dans la continuité de la matinée, nous passons à KiddyLand : trois étages de peluches, figurines et autres accessoires rose-bonbons.

Nous remontons ensuite Omote-sando, qui nous rappelle un peu les grandes avenues parisiennes avec ses boutiques de luxe. Sur le chemin, par l'odeur alléchés, nous gouttons à quelques Takoyakis (boulettes de poulpe) en guise de 14 heures (bah quoi, il y a un quatre dedans, non?).

Nous bifurquons ensuite vers Shibuya et son célèbre carrefour aux multiples passages piétons et au millier de piétons. C'est vivant, coloré, bondé, bref, ça nous plaît beaucoup.

Et puisque nous sommes là, autant faire un tour à Mandarake, le paradis du manga et de ses produits dérivés. Après y avoir dépensé quelques yens, et puisqu'il nous reste pas mal de pièces de 100, nous rentrons dans une des nombreuses salles de jeux du quartier. Mais attention, juste dans la partie (immense) dédiée à la pèche aux cadeaux et peluches de toutes tailles. Troooop cooool.

7 Juin, Edo

Fini le Fuji, à nous la capitale.

Nous quittons ce matin Kawaguchiko en bus en direction de Shinjuku, une des gares de Tokyo. Très pratique, ce bus ne met que 1h45 pour faire le trajet. En plus il y en a toutes les heures, les places se réservent au guichet de la gare, et le prix est raisonnable (1700 Yens).

Après un petit trajet supplémentaire en métro, nous déposons nos affaires au Toyoko Inn de Asakusa Kuramae. Le quartier d'Asakusa est réputé calme par rapport à d'autres. Nous décidons de nous cantonner à ce quartier cet après-midi. A peine le temps de déjeuner de quelques sashimis et tempuras, que nous nous jetons dans la rue Nakamise Dori. Cette rue piétonne fait partie du sanctuaire d'Asakusa Kannon. En gros c'est des boutiques de souvenirs à gogo sur une centaine de mètres, avec une foule telle que nous n'en avions pas encore vu depuis notre arrivée au Japon.

Le temple et ses grosses lanternes rouges est plutôt sympa et en plus il est gratuit.

Après le temple, nous ne savons pas trop où nous orienter : rester sur Asakusa ou aller à Ueno pour ses parcs. Des parcs nous en avons vu des tas. Nous marchons donc plein sud vers le musée Edo-Tokyo. En chemin nous ne passons pas très loin de la tour en cour de construction qui sera terminée l'année prochaine et atteindra 634 mètres. Le musée Edo-Tokyo relate l'histoire de la ville, avec des maquettes grandeur nature d'un pont et de maisons traditionnelles. Même s'il est assez amusant, il ne mérite à notre avis pas les superlatifs que lui attribuent les guides de voyage. En sortant du musée nous traversons une foule de personnes, et ou bout d'un instant nous réalisons qu'il ne s'agit que de femmes. Mais que se passe-t-il ? En fait, nous comprenons qu'il doit probablement y avoir un concert de JYJ, un groupe de jeunes éphèbes apparemment adulé par les demoiselles (de tous ages).

Après toute cette marche, nous finissons la journée dans un restaurant de Sukiyaki tout proche de l’hôtel.

La culture ça creuse !